TOUR DU MONDE DE L’HABITAT VU PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE

Bidonville

Dernière mise à jour le 8 septembre 2017

L’expression bidonville désigne, sous des appellations locales différentes, plusieurs types d’habitations et d’installations. Le mot ‘bidonville’ est employé depuis le début des années 1950 pour désigner, dans le Maghreb, littéralement des ‘maisons en bidons’, c’est-à-dire un ensemble d’habitations construites avec des matériaux de récupération.

La terminologie est en fait très riche avec des noms propres à chaque langue, voire à chaque ville. On retrouve ainsi les favelas au Brésil, le Kijiji au Kenya, le barrio au Venezuela, les campamentos au Chili, les townships d’Afrique du Sud, le precario au Costa Rica, les bastis de Calcutta, les cheries de Madras, les jhuggis-jhompris de Delhi…

La question des bidonvilles est centrale dans la problématique urbaine, de par son intensité, sa diversité, mais aussi par les nouvelles formes d’organisation qui s’y déploient. Agglomérat de pollution, d’insécurité et d’infamies, le bidonville est aussi un réservoir de créativité culturelle, d’imagination sociale, d’inventivité économique et urbanistique. Fonctionnellement, le bidonville a un rôle de premier accueil pour l’exode rural. C’est un sas pour la ville, même s’il n’est souvent que nasse pour les populations de réfugiés.

(…) Le pourcentage de population vivant dans des bidonvilles est en décroissance ces dernières années.

Source : Julien Damon, ‘Inégalités et pauvretés urbaines. Évolution mondiale et perspective transnationale’, Vivre en Ville – Observatoire mondial des modes de vie urbains, PUF 2008. http://www.veolia.com/fr

Rio de Janeiro, Brésil (source photo) Séoul, Corée du Sud (source photo)