TOUR DU MONDE DE L’HABITAT VU PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE

Singapour

#Mots-clés : Dernière mise à jour le 5 janvier 2017

URBANISATION

Histoire des villes – Patrimoine

Habitat urbain

Au tournant des années 50, Singapour ressemble en tout point à un pays en phase initiale de développement, qui plus est au sortir d’une longue période d’occupation. L’ile manque cruellement d’habitations décentes. La partie urbaine est surpeuplée et désorganisée ; la partir rurale est parsemée de kampongs, ces villages peu développés. La majorité de la population vit dans des squats ou, selon leurs propres termes, des slums. Les intérieurs des habitations ne sont en effet pas différents de ce que l’on trouve aujourd’hui dans les bidonvilles d’Asie du Sud. Lorsque le HDB (Housing and Development Board) est créé, en 1960, c’est bien avec la mission de fournir un habitat abondant, à bas coût et de qualité. Les grandes orientations retenues dès le début s’avèrent décisives: les constructions seront de grande hauteur et à forte densité ; elles s’inscriront dans la planification soigneuse de la ville ; enfin elles viseront à transformer Singapour en une île de propriétaires, rendant ainsi les citoyens partie prenante au développement de la nation. Le résultat est spectaculaire puisqu’au bout d’à peine plus d’une décennie, la moitié de la population réside dans des HDB. (1)

Singapour de nuit - Wikipedia

Singapour de nuit – Wikipedia

L'autre face de Singapour - Photo Site Therealsingapor

L’autre face de Singapour – Photo Site Therealsingapor

Habitat rural

ASPECTS LEGAUX

Droit au logement

Expulsions forcées

Droit foncier

Accaparement de terres

Pratiques intéressantes

ASPECTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES

Marché du logement

Qualité des logements

Habitat informel / Bidonville / Sans-abri

ROLE DES POUVOIRS PUBLICS

Logement social – public

  • UN MODELE LOCATIF « DE LUXE » POUR 85% DES SINGAPOURIENS (1)

A partir des années 70-80, les HDB  (Housing and Development Board) permettent la mise en œuvre de la politique sociale de Singapour. L’attribution des logements favorise les candidats qui habitent avec ou près de leurs parents âgés. Le lien social entre les habitants est systématiquement recherché. Le rez-de-chaussée de tous les bâtiments, par exemple, est un vaste préau : c’est là que se réunit et se soude la communauté, que ce soit dans les moments heureux de la vie ou les plus tristes, comme lors des veillées funèbres. Les prestations fournies par l’immeuble rendent les communautés verticales de plus en plus autonomes, tout comme, à plus grande échelle, les villes-HDB auxquelles elles appartiennent. Les HDB évoluent avec Singapour au fil des décennies. Les immeubles montent en standing avec l’enrichissement de la société. Dans les années 2000, le développement durable fait une apparition remarquée. L’environnement est intégré dans la planification, le logement se fait plus écologique, entouré de verdure, économe en eau et en énergie. L’esthétique, l’audace architecturale des immeubles augmentent régulièrement. Les HDB évoluent avec Singapour au fil des décennies. Les immeubles montent en standing avec l’enrichissement de la société. Dans les années 2000, le développement durable fait une apparition remarquée. L’environnement est intégré dans la planification, le logement se fait plus écologique, entouré de verdure, économe en eau et en énergie. L’esthétique, l’audace architecturale des immeubles augmentent régulièrement.

Ce sont les HDB qui font construire et maintenir en état les logements, communément appelés HDB flats (« maisons de HDB »). La majorité des résidences personnelles à Singapour sont administrées par le gouvernement et environ 85% des Singapouriens y demeurent. Les HDB flats sont accessibles à la plupart des Singapouriens et leur achat peut être financièrement soutenu par le Central Provient Fund. Dans la pratique, ces logements ne sont pas achetés, mais loués pour une durée de 99 ans !

  • UN MODELE QUI A CREE DES QUOTAS POUR EVITER LES GHETTOS (1)

Les mesures du HDB furent en grande partie conforme au manifeste établi par le gouvernement de Singapour, assurant la promotion des idées de cohésion sociale et de patriotisme voulues par celui-ci au sein du pays. En 1968, les citoyens furent autorisés à utiliser leur épargne obligatoire du Central Provident Fund (Fonds de Prévoyance Centralisé) pour acquérir et posséder leurs foyers qu’ils louaient jusqu’à présent afin de leur donner un intérêt et une implication dans le développement du pays ainsi que pour les inciter à travailler de leur mieux. En 1980, des quotas furent établis afin de garantir qu’aucun groupe ethnique ne soit rassemblé sur un seul district et prévenir toute forme de ghetto ainsi que pour empêcher une stratification sociale qui pourrait mener à des conflits sociaux. Ainsi, les différents groupes sociaux et ethniques de Singapour partagent et vivent dans les mêmes grands ensembles et villes nouvelles.

  • LE PRIX DE CES LOGEMENTS « DE LUXE » (1)

Les prix de ces logements sont calculés en appliquant une ristourne aux prix du marché, et non pas en se basant sur les coûts de construction. A cela s’ajoute une batterie de subventions. Aujourd’hui, certaines voix s’élèvent pour critiquer les prix des logements HDB : leur niveau est jugé élevé et leur mode de calcul, injuste. Mais les faits sont là : environ 80% de la population singapourienne vit dans des HDB et plus de 90% d’entre eux sont propriétaires de leurs logements. Le remboursement des prêts au logement draine en moyenne moins de 25% du revenu des Singapouriens, ce qui est bas au regard des niveaux internationaux.

Pour certains logements sociaux, il s’agit de véritables logements de luxe. Citons en exemple le « Pinnacle at Duxon ». Ce ne sont pas moins de 7 immeubles de 50 étages avec des passerelles entre ces immeubles. Les habitants y font régulièrement la file en attendant qu’un logement se libère.

Pinnacle Duxon - Photo Site pinkynn20

Pinnacle Duxon – Photo Site pinkynn20

  • UN MODELE QUE D’AUTRES PAYS ASIATIQUES ONT VOULU COPIER (1)

Plusieurs pays asiatiques ont tenté de copier le modèle singapourien, mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Au contraire, ce type de politique a surtout entrainé des phénomènes d’évictions massives dans les zones urbaines et péri-urbaines de ces villes asiatiques.

ASPECTS ECOLOGIQUES

Bibliographie & Sitographie

  1. Blog du Journal Le Monde : http://singapour.blog.lemonde.fr/2012/04/03/la-fabuleuse-histoire-du-hdb/

SELON LA SOCIETE CIVILE

Problèmes majeurs

Revendications majeures

Quelques mouvements sociaux